Protocole mise à pied
- Mesurer le risque : vérifier signalement, règles internes et convention collective, agir vite pour protéger personnes et preuves sans préjuger.
- Protéger l’enquête : conserver neutralité de la notification, horodater preuves, garantir droit à la défense et distinguer mesure provisoire et sanction.
- Structurer le dossier : archiver échanges, joindre modèle de lettre, convocation, saisir conseil juridique si nécessaire pour réduire risque prud’homal et décider.
Le matin vous recevez un signalement concret sur un comportement dangereux. La tension monte dans l’équipe et la décision doit être prise vite et mesurez le risque disciplinaire immédiatement. Un manager hésite entre protéger les données et préserver un droit à la défense. Vous craignez une erreur de procédure et un procès long. Ce texte vous propose un protocole pour agir sereinement en limitant les risques.
Le protocole légal et administratif à respecter pour une mise à pied conservatoire en entreprise
Le concept vaut pour toute structure quelle que soit sa taille. La mesure vise l’urgence et non la sanction définitive. Un rapide contrôle des règles internes évite les erreurs. Vous vérifiez convention collective règlement intérieur et jurisprudence récente.
La définition précise de la mise à pied conservatoire et sa différence avec la disciplinaire
Le cadre se décline quand un risque immédiat menace l’entreprise ou les personnes. La mesure suspend la présence du salarié et protège l’enquête interne sans jugement. Un parallèle apparaît avec la mise à pied disciplinaire qui sanctionne après procédure. Vous évitez les confusions en conservant un libellé neutre dans la notification.
| Critère | Mise à pied conservatoire | Mise à pied disciplinaire |
|---|---|---|
| Objet | Écarter temporairement pendant enquête | Sanction appliquée après procédure |
| Motif | Urgence ou risque pour l’entreprise | Faute reconnue après procédure |
| Salaire | Souvent suspendu si grave; vérifier jurisprudence | Peut être conservé selon sanction |
| Durée | Provisoire, doit rester courte et motivée | Fixée selon sanction et barèmes |
| Recours | Contestation devant le conseil de prud’hommes | Recours disciplinaire et prud’homal possible |
Le cadre légal applicable et les articles du Code du travail à citer et vérifier rapidement
Le Code du travail ne cite pas expressément la mise à pied conservatoire mais encadre la procédure disciplinaire et la protection du salarié. La consultation du Code du travail et de la convention collective éclaire la qualification faute grave faute lourde distinction jurisprudentielle. Un contrôle du règlement intérieur confirme les procédures applicables. Vous notez la date de vérification et la source.
Le cadre posé vous autorise à enchaîner vers l’opérationnel. La priorité reste d’archiver preuves
horodatées et témoignages fiables. Un modèle de lettre aide à gagner du temps et de la cohérence. Vous suivez ensuite une checklist pour limiter le litige prud’homal.
Le déroulé pratique étape par étape avec modèles, preuves, gestion du salaire et des délais
Le passage de l’idée à l’acte demande méthode et rigueur et Rédigez la notification avec précision. La lettre doit rester factuelle sans condamnation préalable. Un soin particulier porte sur l’enregistrement des éléments et les dates. Vous planifiez l’entretien préalable si la suite envisagée vise une sanction.
Le protocole pratique s’organise autour d’actions simples et traçables. La préparation évite les maladresses devant un conseil prud’homal. Un plan écrit indique qui fait quoi et quand. Vous intégrez dès le départ l’avocat si le dossier présente un enjeu élevé.
- Le courrier de notification daté et motivé
- La convocation à l’entretien préalable jointe
- Un rapport d’enquête horodaté et signé
- Vous conservez témoignages écrits et échanges électroniques
- Ce classement remonte vers la direction et le juridique
La lettre de notification et la convocation à l’entretien avec mentions obligatoires à joindre
Le courrier précise l’objet mise à pied conservatoire la durée estimée et les motifs factuels sans jugements définitifs. La lettre doit rester factuelle et indiquer la durée estimée sans jugement. Un exemplaire joint contient la convocation à l’entretien préalable si la fin du contrat est envisagée. Vous conservez l’accusé de réception pour la preuve de notification.
Le suivi post mise à pied avec enquête interne, options de décision et risques prud’homaux
Le suivi attend l’issue de l’enquête interne pour décider réintégration licenciement ou absence de suite. La documentation doit être horodatée signée et rangée dans le dossier RUn point technique concerne la qualification de la faute faute grave ou faute simple. Vous préparez la décision finale en vous appuyant sur les pièces et les témoignages.
| Action | Responsable | Délai indicatif | Preuve à conserver |
|---|---|---|---|
| Notification de mise à pied | Manager/RH | immédiat après constatation | Lettre envoyée et accusé de réception |
| Convocation à l’entretien | RH | 48 à 72 heures avant entretien | Convocation signée et PV d’entretien |
| Enquête interne | Référent RH ou comité | 3 à 5 jours ouvrés | Rapports, témoignages, pièces |
| Décision finale | Dirigeant/RH/Conseil juridique | Dès clôture enquête | Lettre de décision et justificatifs |
Le dossier bien structuré réduit de beaucoup le risque d’un contentieux long. La prudence recommande de saisir un conseil juridique si le dossier paraît fragile. Un dernier conseil pratique : conservez tout courrier électronique échanges et PV horodatés.



